9 avril 2019

Sainte-Anne-des-Monts, le 9 avril 2019. – Le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est du Québec (SIIIEQ-CSQ), rapporte les batailles passées et présentes concernant le temps supplémentaire obligatoire en Gaspésie.

Le président du SIIIEQ-CSQ, M. Pier-Luc Bujold, explique que le SIIIEQ bataille depuis plusieurs années contre le temps supplémentaire obligatoire et tire dignement son épingle du jeu. « L’utilisation du TSO comme mode de gestion est venue empoisonner le travail de nos membres en Gaspésie et nous l’avons vite compris. C’est pourquoi nous avons mené la bataille il y a quelques années devant les tribunaux, que nous avons obtenu une entente venant encadrer les périodes de repos, que nous avons croisé le fer en négociation locale et que nous continuons nos représentations afin d’être novateurs. »

Décision juridique datant de 2009

Le leader syndical rapporte que Me Jean-Pierre Lussier a rendu une décision en droit du travail en faveur du SIIIEQ, il y a de cela 10 ans maintenant.

« Déjà à cette époque, une décision de Cour venait baliser qu’un temps supplémentaire obligatoire était une mesure occasionnelle, de dernier recours et que l’utilisation de l’employeur était déraisonnable. L’employeur, le CISSS de la Gaspésie, est également contraint de payer des dommages aux salariés lésés depuis ce temps, suite à des dépôts de griefs réguliers. »

Entente unique au Québec concernant le repo

Bujold spécifie qu’une entente unique dans la province est intervenue en 2013 entre le SIIIEQ et l’employeur en Gaspésie. « Lorsque nos membres sont contraints de faire un temps supplémentaire obligatoire, l’employeur doit leur donner 16 heures de repos, ce qui leur permet de récupérer et de concilier travail-famille. »

Formulaire légal de refus de TSO

Le président du syndicat rappelle que selon le Code de déontologie des membres qu’il représente, ceux-ci doivent s’abstenir de prodiguer des soins si leur état ne le leur permet pas.

« Nous avons depuis maintenant six (6) ans, un formulaire légal accessible à nos membres pour refuser les TSO, que ce soit à cause de la fatigue ou autre. »

Solution novatrice négociée

Bujold est fier de la table paritaire obtenue spécifiquement pour le temps supplémentaire en négociation locale.

« En effet, ce n’est pas juste un comité consultatif sur le temps supplémentaire qui a été gagné, mais bien une obligation de résultat dans la gestion des temps supplémentaires pour septembre 2019. »

Pour la suite

Le président s’engage à continuer la bataille afin de limiter le TSO à sa plus simple expression en Gaspésie.

« Considérant tout ce que le Syndicat a fait, le TSO ne devrait pas exister. Nous continuerons à revendiquer une meilleure gestion des ressources humaines et également nos représentations contre le TSO devant le Ministère. La bataille sera menée de front pour le renouvellement de la prochaine convention collective nationale auprès de la Fédération de la Santé du Québec (FSQ).

Le SIIIEQ-CSQ représente 1050 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes répartis sur le territoire de la Gaspésie. Il est affilié à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

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